Introduction
Selon Angle et Tweed, la classe III est une dysmorphose du sens sagittal caractérisée par une mésiocclusion inférieure bilatérale au moins supérieure à la moitié de la longueur d’une cuspide, avec absence de contact dans le sens antéro-postérieur entre canines maxillaires et canines mandibulaires, et avec un inversé d’articulé incisif. La classe III est une dysmorphose à fort caractère héréditaire ; elle peut être la conséquence de phénomènes alvéolo-dentaires ou traduire des anomalies des bases osseuses. Face à une dysmorphose de classe III, l’orthodontiste devra :
Selon une étude sur la répartition des anomalies suivant la classification d’Angle, il existerait environ 9% de classe III, et la répartition varierait suivant les régions : 4.7% en Bretagne, 17.3% en Auvergne, et il existerait une répartition méditerranéénne plus importante. Etiopathogénie des classes IIIBiodynamique de la croissanceCrâne et verticalitéLe processus d’hominisation est avant tout la conquête de la verticalité. Le développement crânien sera secondaire à l’acquisition de la station érigée, et la morphogénèse crânienne sera régie par trois éléments principaux : La rotation occipitale (anti-horaire)Due à la traction vertébrale sur l’occipital, qui amènerait peu à peu le trou occipital à l’horizontale, grâce à l’insertion de puissants liens ligamentaires et musculaires. Cette rotation modifie complètement le volume du crâne et influence directement l’angulation de sa base. Cette traction devra être compensée par une traction antérieure sphénoïdale, l’odontoïde servant de point d’équilibre et de balance. La coudure de la base du crâneOutre la flexion de la colonne vertébrale, l’acquisition de la station érigée a entraîné une coudure de la base du crâne, au niveau de la synchondrose sphéno-basilaire, entre le basi- et le pré-sphénoïde. Les travaux de Beauvieux ont montré que l’angle sphénoïdal est proportionnel à la verticalité de la colonne cervicale. La fermeture de l’angle sphénoïdal est en relation directe avec l’apparition d’un prognathisme mandibulaire. L’articulation mandibule-crânePendant un million d’années, le crâne a évolué dans sa forme. L’évolution cranio-mandibulaire s’est traduite par une modification des rapports des arcades. On peut ainsi distinguer trois phases :
Le passage à la verticalité entraîne un changement total de finalité de la mandibule et de la cavité buccale, qui, d’un rôle de préhension, de mastication et de défense, se voit attribuer un rôle de verbalisation, de langage, la fonction masticatoire diminuant peu à peu. La flexion de la base du crâneLa base du crâne est constituée d’éléments d’origine cartilagineuse séparés par des synchondroses douées d’un pouvoir prolifératif autonome, qui s’arrête à la naissance pour certaines d’entre elles, quelques années plus tard pour d’autres (à l’âge de 5 ou 6 ans), à l’exception de la synchondrose sphéno-occipitale qui représente le centre du mouvement de flexion. Cette synchondrose sera en effet le siège de torsions, latéro-flexions et flexions-extensions entre basi-occipital et basi-sphénoïde, sous le jeu des membranes de tension réciproque dure-mériennes. La flexion de la synchondrose sphéno-basilaire se traduit par : -une élévation du basi-occipital -une rotation horaire du corps du sphénoïde -une rotation anti-horaire de l’occiput et de l’ethmoïde -une rotation en bas, en dehors et en arrière des apophyses ptérygoïdes (entrainant les os palatins) -une mésialisation du trou occipital. Ainsi, la fermeture de l’angle sphénoïdal n’est que la résultante de l’activité de flexion de la synchondrose sphéno-occipitale, avec remaniements secondaires périostés au dos de la selle turcique et du basion.
Théoriquement, il existe deux tableaux évolutifs : soit l’angle sphénoïdal se ferme et l’on parle de flexion, l’occiput étant en position basse ; soit l’angle sphénoïdal reste ouvert, et l’on parle d’extension, avec un occiput en position haute. Cependant, le phénomène évolutif de la base du crâne entraîne d’une façon générale un tableau de flexion plus ou moins avancé. Biodynamique des rotationsRotation externe du temporal
L’axe de rotation du temporal est oblique de dehors en dedans et d’arrière en avant. Lors de la flexion de la synchondrose sphéno-occipitale, l’occipital vient s’interposer en coin entre les deux pyramides pétreuses et les fait diverger. La partie supérieure de l’écaille du temporal tombe en avant en s’écartant de la ligne médiane, ce qui augmente la distance intertemporale supérieure, alors que la cavité glénoïde, située sous l’axe de rotation, devient plus postérieure et légèrement plus en dedans ; il y a ainsi rapprochement des deux cavités glénoïdes avec pincement transversal des branches montantes de la mandibule, et allongement de la flèche de l’arcade dentaire inférieure. La pointe de la mastoïde se dirige en haut et en arrière et se rapproche de la ligne médiane. Rotation externe du maxillaire
La rotation horaire du sphénoïde et la rotation externe du temporal vont amener le maxillaire en rotation externe par l’intermédiaire du palatin et du zygomatique. Chaque zygomatique favorise la bascule antérieure du maxillaire au niveau de sa base d’implantation, l’articulation naso-fronto-maxillaire. Sur la ligne médiane, chaque apophyse frontale du maxillaire se met en rotation de telle sorte que les branches montantes droite et gauche s’impactent en dedans, et :
-Si la rotation externe est exagérée, il se crée un certain degré d’insuffisance prémaxillaire associé à une rétroalvéolie incisive supérieure. Déterminisme biodynamique des classes IIIL’équilibre maxillo-mandibulaire passe avant tout par l’équilibre entre :
maxillaire. L’évolution vers la classe III se fait comme si le processus de flexion se poursuivait au-delà des limites normales, entraînant une perte d’équilibre facial dans les trois dimensions. Dimension antéro-postérieureOn observe une réduction de l’étage supérieur et une avancée du complexe mandibulaire. Plus la flexion augmente, plus l’occipital migre vers l’avant. La poussée zygomatique vient latéraliser les maxillaires, il y a élargissement de l’arcade supérieure et diminution de sa flèche antéro-postérieure. Plus le maxillaire avance en rotation externe, plus vite il se bloque par serrage des deux branches montantes. Il y a retrait progressif du prémaxillaire. Il y a donc compétition entre la rotation externe du maxillaire, dont l’arcade se raccourcit, et la rotation externe du temporal, qui propulse les ATM et allonge l’arcade inférieure. Les rapports occlusaux de classe I évoluent vers la classe III. Dimension verticaleLa cavité glénoïde, et donc l’ATM, descend progressivement. La mésialisation des condyles occipitaux entraîne une descente relative de l’apophyse odontoïde. La rotation du sphénoïde sollicite l’abaissement du palais osseux. On obtient donc une libération de la croissance verticale de la face. Dimension transversaleLa frontalisation des apophyses orbitaires externes élargit la face. Le baillement des écailles des temporaux élargit le diamètre transversal de la voûte. Etiologies des classe III
Rarement la prognathie relève d’une forme hypertrophique. C’est au cours de la fonction et des différentes habitudes qu’elle se forme. Les étiologies sont donc nombreuses et imbriquées entre elles. Causes héréditaires
L’existence de la prognathie héréditaire est reconnue par l’ensemble des auteurs. Par exemple, on a chez les Habsbourg dénombré 33 prognathes sur 40 membres de la famille.
Cette dernière hypothèse est retenue par Mauchamp. 1-Causes héréditaires squelettiques :
2-Causes héréditaires dentaires :
Facteurs générauxTous les facteurs qui peuvent modifier la croissance sont susceptibles de modifier la position relative du maxillaire et de la mandibule. Atteintes cartilagineuses systématisées
-Achondroplasies et hypochondroplasies : elles sont héréditaires et entraînent un hypodéveloppement du chondrocrâne et du cartilage des os longs. Atteintes cartilagineuses localisées-Atteintes précoces du cartilage de la cloison nasale : microrhinies :
-Anomalies de croissance du cartilage condylien : hypercondylies. Atteintes des éléments membraneux cranio-faciaux
-Dysostose cranio-faciale de Crouzon et Appert : elle entraîne une hypoplasie du maxillaire, de la voûte et de la base. Troubles fonctionnels d’origine générale
-Malformations du rachis par raccourcissement ou soudure des premières vertèbres, entraînant une propulsion mandibulaire. Facteurs locauxAu niveau du maxillaire
-Hypodéveloppement du septum cartilagineux médian Anomalies dentaires sur le chemin de fermetureLaxité de l’ATMHypertrophie des glandes parotidesFacteurs fonctionnelsPosture
L’équilibre facial est assuré par :
Le rôle joué par l’activité neuro-musculaire s’exerce non seulement lors des différentes fonctions oro-faciales mais également lorsque les groupes musculaires se trouvent immobiles en posture de repos. Ventilation
La posture de repos constitue le point de départ des différentes fonctions et dépend du mode de réalisation des fonctions. La ventilation orale conditionne la posture de repos mandibulaire par nécessité de dégagement du carrefour oro-pharyngé. Posture linguale
Le retentissement de la position de la langue au repos sur les arcades ne peut être mis en doute. Cette position statique se traduit par une pression permanentede la langue alors que cette pression pendant la fonction ne s’exerce que très passagèrement et par à-coups. Graber pense ainsi que la posture musculaire est plus importante que la fonction musculaire sur le modelage exercé par les tissus mous. Volume lingualMalgré de nombreux travaux, nous ne savons pas si l’on doit parler de macroglossie vraie ou relative. Bench rappelle qu’en cas de macroglossie, l’os hyoïde apparaît dans une position plus basse que la normale. Delaire insiste sur la sangle mylo-hyoïdienne, qui peut selon les cas donner une impression de langue volumineuse. Subtelny rappelle qu’à l’âge pubertaire, il peut exister un décalage entre la croissance de la langue (poussée de croissance), et celle des maxillaires. Il peut alors apparaître une ventilation orale liée à cette fausse macroglossie. CONCLUSION : Dans le cas du syndrome prognathique, il existe une pathologie déclenchante responsable de pathogénies en cascade ; il est donc primordial de détecter le plus précocement possible la pathogénie primitive avant l’installation d’une déformation entraînant un syndrome prognatique définitif. Toute étiopathogénie fonctionnelle constitue un signe d’alerte, même s’il n’existe pas d’installation évidente, dans un premier temps, d’une prognathie. Il convient donc de rétablir au plus vite une fonction harmonieuse. Parafonctions
-Succion d’un doigt « en crochet » sur les incisives mandibulaires Etiologies diverses
-Cause mimétique : Pont (1929) a décrit le prognathisme par imitation ; un sujet en contact habituel avec un prognathe (nourrice,camarade…) peut chercher inconsciemment à l’imiter. DiagnosticAnamnèseHérédité, antécédents familiaux, malformations congénitales, accidents de la petite enfance… Examen cliniqueExamen généralL’aspect du prognathe est disgrâcieux, sa proalvéolie inférieure lui donnant un air volontaire, têtu, bourru. Examen exobuccalDe face
On peut noter : L’aspect de face dépend évidemment de la typologie verticale dolicho- ou brachyfaciale. De profil
Selon Izard, le profil naso-mentonnier et les rapports inter-labiaux doivent normalement s’inscrire entre le plan de Dreyfus (tangente à Na cutané perpendiculaire à PHF) et celui de Simon (tangente au point sous-orbitaire perpendiculaire à PHF). Examen des ATM
Il est nécessaire d’étudier la position des condyles droit et gauche au sein des cavités glénoïdes. Examen endobuccalDimension transversaleOn doit apprécier la forme et le volume de chaque maxillaire, ainsi que l’orientation des procès alvéolaires. On notera la présence d’éventuels troubles transversaux, signes d’un hypodéveloppement maxillaire : Dimension verticaleSuivant le type de croissance, la classe III sera associée à une béance ou à une supraclusie incisive. Dimension antéro-postérieureIl faudra rechercher : -une mésioclusion molaire ou incisive, et la quantifier
Examen fonctionnel-Musculaire :
-Examen cinétique :
-Examen des fonctions : Examens complémentairesPhotographies
-De face : examiner la hauteur des étages de la face, la symétrie, les rapports labiaux. Moulages d’étude
-Etude des rapports dans les trois dimensions de l’espace. ElectromyographieAérophonoscope, rhinomanométrie
====Examen radiologique Radiographie panoramique
-Examiner les fosses nasales, les cornets, la cloison nasale Téléradiographie de face
-Evaluer la symétrie mandibulaire, les diamètres transversaux du maxillaire et de la mandibule. Téléradiographie basaleExaminer la symétrie. Téléradiographie de profil
-Eyeball :
-Diagnostic céphalométrique : (à l’aide des autres radios également)
Le diagnostic céphalométrique devra tenir compte de l’âge du patient, afin de déterminer sa situation par rapport au pic pubertaire. Il faudra se méfier de cette poussée de croissance, pouvant entraîner une prognathie irréversible. Une radiographie de la main permettra de situer l’enfant sur sa courbe de croissance avec plus de précision. -Analyse de Ricketts - Signes d’alerte :
-Déflection crânienne
-Longueur crânienne antérieure
-Implantation mandibulaire (position du porion)
-Angle de position du ramus
-Longueur du corpus
-Relation molaire
-Analyse de Langlade :
Elle utilise l’analyse de Ricketts pour définir le syndrome de classe III chirurgicale, et détermine 12 signes cardinaux qui peuvent coexister ou non chez un même sujet et dont le pronostic sera fonction du nombre et de l’importance des déviations de ces symptomes, qui sont :
-faciaux : -plan facial
-mandibulaires : -angle de position du ramus
-dentaires : -rapports canins et molaires (de classe III)
Suivant la typologie, dolicho- ou brachyfaciale, on aura :
-Analyse de Sculhof-Nakamura et Williamson : signes d’alerte :
On identifie quatre facteurs significatifs indiquant la possibilité d’une croissance anormale de type III.
-Si la somme des déviations est supérieure à 4 : c’est une croissance pathologique de classe III. En complément de ces quatre signes, il faut tenir compte :
-de la proportion entre la LCA et la longueur du corpus : il faut regarder dans quel sens varient ces longueurs (pour savoir si cela accentue ou non le prognathisme) et surtout regarder si ces mesures sont dans le même rapport (ce rapport peut être favorable ou être source de problèmes). Prévisions de croissance à long terme (Ricketts)
Dans les classes III, cette prévision semble être particulièrement fiable.
Un autre élément peut nous donner une notion du devenir de la dysmorphose : une téléradiographie de profil des parents, et en particulier du parent porteur de la dysmorphose. Ainsi, on cherchera une estimation du potentiel de croissance de la base du crâne de l’enfant. Diagnostic différentiel
-Proglissement mandibulaire. Classifications, formes cliniques et malformations associéesFormes cliniques
La classe III peut être uniquement dentaire, ou être associée à une classe III squelettique. Classe III squelettiqueIl existe trois formes possibles selon Ballard : R/N, N/P, et R/P due au maxillaire : Rétromaxillie
due à la mandibule: Promandibulie
- Mandibule normale en forme et en volume, mais implantation trop antérieure à cause de : la partie postérieure de la base du crâne trop courte, ou l’angle de la base du crâne trop fermé. Classe III dentaire :
Problème de séquence d’éruption des dents. (La macrogénie et la progénie peuvent laisser croire à une promandibulie par la « jaillie » qui en résulte ; il ne s’agit en fait que d’un excès de tissus. Malformations associées
Il peut exister un articulé croisé uni- ou bilatéral par endognathie ou endoalvéolie maxillaire. -Encombrement :
-Courbe de Spee augmentée.
-Ventilation orale ClassificationsClassification posturale de Biederman (=classification descriptive)Les fausses prognathies mandibulairesForme IR3
Maxillaire et mandibule de forme et volume harmonieux.
Occlusion incisive inversée
Bout-à-bout incisif lors du mouvement de fermeture en RC quand on manipule le sujet (il propulse alors pour éviter ce contact en bout-à-bout).
La cause de ce proglissement est le plus souvent un obstacle dentaire : contact prématuré, interférence canine, rétrécissement de l’arcade maxillaire par agénésie, évolution des incisives supérieures en position palatine, ou choc de la dent temporaire, qui pousse le germe. Forme IT3
incisives en classe III Les prognathies mandibulairesOn distingue les atteintes maxillaires des atteintes mandibulaires. Forme IILa mandibule est normale, mais il existe :
Etiologie en rapport avec une anomalie de croissance du maxillaire, qui peut-être :
Forme ICe sont les prognathies les plus graves ; ce sont de vraies prognathies : le maxillaire est normal ou subnormal, et la mandibule est pathologique, il existe un excès de développement mandibulaire. 1 Par excès de croissance verticale : type dolichofacial
2 Par excès de croissance horizontale : type brachyfacial On observe : une diminution de la dimension verticale au niveau de la face, un aspect massif des branches montantes, des condyles mandibulaires marqués, à col épais et orienté en haut et en avant ; des rapports molaires de classe III, une supraclusie incisive importante, un pogonion marqué, un angle goniaque moins obtus. Les causes sont constitutionnelles, fonctionnelles, ou les deux. Classification de Mme MüllerFormes cliniques
-Forme I : proglissement forcé (chez l’enfant très jeune) facilement transformé en prognathie véritable par déformation, due à la déviation fonctionnelle secondaire, ou à une occlusion inversée au niveau incisif. Classification proprement dite
C’est une classification neuro-musculaire, physiologique et fonctionnelle. Classe NIl y a un équilibre entre les forces excentriques (langue) et les forces concentriques (SMAS et SMAP). Les fonctions ventilatoire et masticatoire sont normales. Le développement vertical est normal. Classe XIl y a un déséquilibre entre forces concentriques et forces excentriques. 1-Classes excentriques : E
-Classe excentrique 1 : Position linguale à un niveau horizontal élevé, avec hyperactivité linguale ou/et incompétence labiale.
-Classe excentrique 2 :
-Classe excentrique 3 : Position linguale à un niveau horizontal bas ; hyperactivité linguale, avec +/- proglissement md (classe IR3) ou +/- proalvéolie md (classe IT3)
2-Classes concentriques : C
-Classe concentrique 1 : position linguale à un niveau horizontal élevé, avec hyperactivité des muscles péribuccaux,
-Classe concentrique 2 : position linguale à un niveau horizontal moyen, avec hyperactivité des muscles péribuccaux,
-Classe concentrique 2’ : La pression de la lèvre inférieure est augmentée.
-Classe concentrique 3 : la position linguale est basse avec hyperactivité des muscles péribuccaux.
Remarque : si la langue est très basse : rétroalvéolie + progénie. Classe YProblèmes engendrés par la fonction masticatrice. Classe IF : insuffisances fonctionnelles masticatoires ; peuvent provoquer un hypodéveloppement md, donc une rétrognathie md. Classe EF : Excès fonctionnels masticatoires ; on pourra objectiver : bruxisme, contractions musculaires exagérées, fermeture de l’angle goniaque, évolution dentaire verticale. Classe Z :
-IV : insuffisances verticales (alvéolaire, dentaire, condylienne) Dans la classification de Mme Müller, on peut retrouver les classes III dans : E (N°3), C(N°1, N°2+2’, N°3) Classification de Langlade
Pour Langlade, la prognathie mandibulaire est le plus souvent une déformation héréditaire touchant les bases squelettiques et pouvant présenter 9 aspects différents. On peut avoir un maxillaire pathologique et / ou une mandibule pathologique. Classification de DelaireElle est divisée en 4 groupes principaux de classes III, rassemblant 16 variétés anatomiques distinctes. Toutes ont pour origine la variation d’un élément architectural. Il s’agit donc plus de facteurs déterminés de dysmorphoses de classe III que de véritables variétés cliniques. Un 5è groupe pourrait être constitué en renfermant les cas où plusieurs facteurs se trouvent combinés pour aboutir à des formes très complexes. -Groupe 1 : Eléments de la base craniofaciale
-Groupe 2 : Eléments de la base maxillaire.
-Groupe 3 : Eléments de la base mandibulaire.
-Groupe 4 : Eléments des étages alvéolo-dentaires.
-Groupe 5 : Formes complexes et associées, où les différents facteurs peuvent se compenser ou s’ajouter, donnant autant de variétés cliniques qu’il est possible d’imaginer. Classification de Sanborn
Classification basée sur l’évaluation de la position du point A et du pogonion par rapport à l’aire de dispersion. Classification de Ballard
R/N : brachymaxillie par défaut de croissance du prémaxillaire. CONCLUSION
Toutes les formes de prognathies sont évolutives et peuvent aboutir à l’installation définitive du syndrome de classe III en fin de croissance si l’interception ou la thérapeutique préventive ne sont pas réalisées suffisamment tôt. |